Sept jours. Mille cinq cents milles nautiques. Trois pays. La route Monaco-Mykonos est le grand classique méditerranéen — et celui que les affréteurs ratent le plus souvent.
Jours un à trois : le rideau ligure
Larguez les amarres de Port Hercule avant midi, cap sur Portofino pour le coucher du soleil. Jour deux : long mouillage entre les Cinque Terre et la petite anse de Tellaro. Le jour trois vous fait passer sous les Faraglioni de Capri à l'aube, avec la certitude qu'en mouillant à Marina Grande avant 8 h, votre annexe vous déposera à Da Paolino pour le déjeuner.
« L'erreur est de planifier autour des dîners. Planifiez autour des mouillages. Les dîners suivront. » — un capitaine méditerranéen de trente ans d'expérience
Jours quatre à sept : le virage égéen
Au-delà du Stromboli, la Méditerranée change de caractère. Les eaux grecques récompensent ceux qui sautent Corfou pour cingler droit sur Antipaxos. Deux nuits à Hydra. Un matin dans une crique cycladique que la plupart des affréteurs n'atteignent jamais : Despotiko, île inhabitée à l'ouest d'Antiparos, où des archéologues mettent au jour un sanctuaire du VIIe siècle av. J.-C.
Au septième jour, Mykonos se lève dans une brume de poussière et de bougainvilliers. À ce moment-là, vos invités auront cessé de regarder leur téléphone — et c'est, au fond, la seule métrique qui compte.
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